Alumni D2 2014, Thomas Ruetsch s’est engagé dans plusieurs associations étudiantes avant de partir pour le Royaume-Uni, où il travaille dans une université réputée.
Note : Thomas est l’un des co-fondateurs de Turgot Alumni.

QUI ES-TU ?

Que fais-tu aujourd’hui ? 

Je suis Programmes Officer au King’s College London – je gère deux licences (une de linguistique et une de Sciences Sociales) d’un point de vue administratif, technique, vie étudiante, rentrée, etc. Ma principale activité est concrètement d’accompagner les étudiants et les académiques dans la mise en place des cours, événements et autres organisés dans le cadre des deux licences. Je suis aussi impliqué dans la création d’une nouvelle licence. Je fais en sorte que tout fonctionne sans que personne ne s’en rende compte !

Quel a été ton parcours pour arriver jusque là ? 

Après la D2 et un joli échec à l’ENS, j’ai vaguement commencé le magistère d’économie avant de me rendre compte que j’avais envie de bouger. Je suis donc parti faire mon master à Birmingham, en économie du développement. Juste après cela, j’ai entamé un stage dans la micro-finance avant de bosser deux ans pour une association étudiante. Puis, depuis octobre, me revoilà chez les Anglais à bosser pour le King’s College !

Pourquoi avoir choisi cette activité ?

Après quelques années à faire de l’économie, j’ai réalisé que je n’avais, en fait, pas spécialement envie de faire ma vie et ma carrière là-dedans. Sauf que je n’avais pas non plus spécialement d’autres grandes idées en tête et que je ne me voyais pas recommencer un cycle d’études, j’en avais assez marre d’étudier. En bref, j’étais assez perdu ! Puis j’ai réalisé deux choses :

  1. J’avais envie d’avoir un boulot avec du sens. J’ai toujours été assez engagé dans plusieurs associations, et ça me tenait à coeur de pouvoir me lancer dans des projets à tout va avec d’autres.
  2. Ce qui m’attirait le plus en économie, c’est que ça touchait un peu à tout : histoire, math, sociologie, psychologie, etc. Donc, que j’ai une sorte d’insatiable curiosité.

Cette réalisation fut progressive, par étape – je ne suis pas sorti de la prépa en me disant que j’allais faire ce que je fais aujourd’hui !

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Le premier point m’a poussé à faire mon master en économie du développement, puis de faire un stage dans de la micro-finance. Stage que j’ai par ailleurs abhorré pour tout un tas de raisons, qui m’ont poussé petit à petit à comprendre le second point. D’où mon nouvel emploi dans une association étudiante. C’est le fait que ce boulot commençait à me consommer et que j’y passais de plus en plus de temps, ainsi que ma très forte envie de repartir depuis mon master, que j’ai commencé à candidater à l’étranger.

Les universités étaient la suite logique de mon boulot dans une association étudiante, et cohérent avec mon point 2 !

C’est la grande diversité des gens qu’on rencontrent, le lien avec les étudiants et l’énergie incroyable et infinie que l’on trouve dans les universités qui m’attirent. Il y a toujours tellement de choses qui se lancent, d’idées qui se développent et de parcours atypiques !

Puis, ce qui est bien, c’est que ce boulot n’est pas une fin : lorsque l’envie m’en prendra, j’irai ailleurs. Finalement, heureusement que je n’ai aucune idée de ce que je veux faire de ma vie, ça me permet de toucher à tout !

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Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce que tu fais aujourd’hui ? 

Le lien avec les étudiants, mais aussi le fait que je puisse facilement évoluer et changer de métier régulièrement. Si demain m’occuper de mes deux licences m’ennuie, je pourrais bouger en interne vers un autre département, vers des masters, des doctorats ou encore gérer les liens avec les autres universités, etc, etc.

J’aime aussi le fait d’être suffisamment flexible pour pouvoir mettre en place les idées que je veux, puis je travaille dans un contexte hyper international, ce qui est grisant !

De quoi es-tu le plus fier ? 

D’avoir raté l’ENS !

Bon, sur le coup c’était pas la joie (surtout que j’étais admissible !), mais finalement, je pense que c’est ce qui m’a permis de comprendre que la recherche en économie, ou bien devenir prof… ce n’était pas ce que je voulais faire de ma vie.

LA PRÉPA ENS D2

Pourquoi avais-tu choisi la prépa ENS D2 ?

Je viens de la filière ES, donc l’économie me bottait déjà bien. J’étais assez incertain, alors un mix entre prépa et fac, c’était exactement ce qu’il me fallait !

J’avais assez peu d’idées de ce que je voulais faire après, alors une formation qui offrait autant de débouchés c’était top. Je n’étais pas spécialement attiré par l’ENS, mais pourquoi pas ?

J’avais envie d’affronter le challenge de la prépa, mais j’enviais aussi la liberté de la fac. Alors un mix des deux, c’était parfait.

Y’avait une D2 dans mon ancien lycée, c’est comme ça que j’en ai entendu parler !

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Qu’est-ce que la prépa t’a apporté pour la suite de ton parcours ?

Clairement, une force de travail incroyable. J’ai appris à être efficace, bosser sur de longues périodes, et apprendre rapidement d’importantes quantités de connaissances. J’ai aussi appris à ne pas abandonner – ça fait certes un peu cliché, mais c’est vraiment quelque chose que j’ai forgé là bas !

Mon regard sur le monde, je l’ai plutôt forgé après la prépa – mais j’ai appris à creuser et chercher le pourquoi du comment. J’ai aussi appris à respecter mes limites – tout en sachant que je peux les dépasser s’il le faut !

Quel est ton conseil pour les étudiants actuels ? 

De ne pas tomber dans la spirale de bon élève = ENS. Profitez d’un moment pour vous poser, réfléchir à ce que vous voulez faire et posez vous des questions. Vous avez la chance d’avoir un super réseau d’Alumni, ça fait clairement la différence !

Si vous avez des interrogations, des doutes ou simplement vous souhaitez avoir des conseils : foncez ! Vous avez accès à un réseau grandissant qui n’existait pas il y a quelques années. Vous avez ce privilège d’avoir accès à toutes ces personnes capables de vous soutenir et de vous répondre, c’est vraiment, vraiment, vraiment une chance.

LE MOT DE LA FIN

Une anecdote sur la prépa, tes stages, tes jobs ?

J’étais avant-dernier de la classe en Anglais et aujourd’hui je bosse à Londres : tout est possible !

Vous souhaitez prendre contact avec Thomas Ruetsch ? Rendez-vous sur l’annuaire Turgot Alumni 2019-2020 !

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