La Prépa ENS D2 :

Tout débute par la prépa ENS Cachan D2 à Marie-Curie (Sceaux).

Elève plutôt moyen en première année, je tente le tout pour le tout en 2ème année avec pour objectif d’intégrer l’ENS. Sur les 5 années précédent mon année de concours, les admissibles se comptent sur les doigts d’une seule main pour la prépa Marie-Curie, et un seul y est admis. J’arrive à être admissible mais je manque clairement de préparation pour les oraux. Je cube donc l’année suivante à Turgot, en parallèle du Magistère d’Economie de Paris 1 et je rentre finalement à Cachan (17ème sur 30, de mémoire).

J’ai plutôt un bon souvenir de la D2, et même si le travail à fournir est conséquent, il n’y a que peu de surprises au concours, la Microéconomie et les Mathématiques sortent rarement des sentiers battus.

  • Je passe mon été de 2ème année à travailler au guichet d’une banque. C’est un bon moyen de relativiser la prépa
  • L’été de mon admission, je travaille 3 mois comme « Chargé d’Etudes Statistiques » à GS1-GENFA

Ma 1ère année à l’ENS :

Ayant cubé, j’avais déjà validé ma L3 et j’ai pu négocier de suivre uniquement les cours de management[1]. Je suis stagiaire en parallèle dans un groupe lobbyiste des « grandes marques ». Cette première année est globalement une grande déception d’un point de vue académique et aussi sur le contenu des missions au lobby. Le seul bon point est mon stage de fin d’année au groupe écologiste du Sénat, où j’apprécie beaucoup l’ambiance et le travail.

  • A ce stade, je n’ai bénéficié d’aucun réseau : j’ai obtenu tous ces stages et jobs à force d’envois massifs d’emails.

Ma 2ème année à l’ENS :

Je décide de m’orienter vers un Master 2 « Économie de l’Environnement » pour l’année suivante. Pour optimiser mon parcours, je ne choisis pas le Master 1, purement théorique mais je choisis le double Master 1 : « Économie Internationale » à La Sorbonne, Paris 1 et « Management de la Société », à Dauphine. Les cours sont diversifiés et intéressants et la plupart sont déjà orientés vers la recherche.

Le moment clé de cette 2ème année est l’écriture – sur toute l’année –  d’un mémoire de recherche, axé autour du thème de « la Délocalisation et de l’Innovation ».

  • Je n’effectue pas de stage cette année là, je préfère me concentrer sur mon mémoire avec l’idée de le publier avec l’aide de mon encadrant.

Ma 3ème année à l’ENS :

Dans la logique de mon parcours, je poursuis avec le Master 2 « Énergie, Finance, Carbone » (Master 129) à Dauphine.

Les cours enseignés sont tops et orientés professionnel pour la moitié et recherche pour l’autre. J’apprends beaucoup et je travaille comme « Research Assistant » pour un professeur du Master[2]. J’hésite beaucoup entre une carrière professionnelle et poursuivre en thèse. J’effectue un stage de fin d’étude dans une société de conseil en économie (Compass Lexecon). C’est très enrichissant mais je me rends vite compte qu’un PhD (Doctorat anglo-saxon) en économie est extrêmement valorisé dans ce cabinet et nécessaire pour obtenir certains postes d’économiste. Mon mémoire de fin d’étude constitue un tournant dans mon choix, je suis encadré par un des consultants de Compass Lexecon, qui s’avère être aussi un professeur d’économie. Nous travaillons sur un sujet empirique qui traitait d’un vrai problème inhérent au marché de l’électricité en 2014. Je me rends compte que la recherche en économie ne consiste pas à seulement à travailler sur des modèles macroéconomiques, seul dans un bureau (je caricature) et je décide de faire une année de recherche à l’étranger comme le propose l’ENS Cachan.

Ma 4èmeannée à l’ENS et le début de mon expérience de chercheur :

Après avoir bombardé d’emails tous les professeurs des plus grandes universités américaines travaillant sur mon domaine de recherche, je finis par trouver un laboratoire d’accueil à l’Université de Chicago (Energy Policy Institute at Chicago).

Au bout de 6 mois, ils me proposent de m’embaucher à temps plein pour travailler sur un grand projet inter-universités qui a pour but d’estimer le coût du changement climatique pour l’ensemble de l’économie mondiale (rien que ça…). A l’issue d’un an, je postule aux programmes doctoraux Américain (PhD) pour devenir économiste, à mon tour. Je suis accepté à l’Université de Californie, à Berkeley, au département unique au monde d’« Économie de l’environnement » où je suis actuellement en 2ème année. Je travaille au quotidien sur de multiples projets qui me passionnent allant de l’estimation de l’impact du changement climatique sur le taux de criminalité à l’étude des produits financiers disponibles pour améliorer les bourses de l’électricité.

Sébastien Annan-Phan 

Notes

[1] Aménagement impossible à reproduire depuis plusieurs années.

[2] L’étude sera publiée dans une revue CNRS rang 1 trois ans plus tard

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